Dans l’esprit de nombreux créateurs d’entreprise à Marseille, le risque juridique se limite souvent aux litiges prud’homaux ou commerciaux. Pourtant, le Droit pénal des affaires est une réalité quotidienne. Une simple erreur de gestion, un mouvement de fonds mal justifié ou une négligence en matière de sécurité peuvent faire basculer le chef d’entreprise du bureau au tribunal correctionnel.
Le droit pénal des affaires regroupe l’ensemble des infractions applicables au monde de l’entreprise. En 2026, avec le renforcement des contrôles de l’AFA (Agence Française Anticorruption) et du Parquet National Financier (PNF), la conformité juridique n’est plus un luxe, c’est une survie. Léa Boutouba, fondatrice de LBJ Associée, a fait de la défense pénale des dirigeants sa spécialité. Elle intervient en amont pour prévenir les risques et en défense pour protéger l’honneur et le patrimoine du décideur. Pour un audit de vos risques pénaux, Léa Boutouba vous propose une Consultation Gratuite.

La responsabilité pénale du dirigeant : qui est exposé ?
L’une des premières idées reçues en matière de droit pénal des affaires est de croire que la création d’une société SAS ou SARL protège le dirigeant de toute responsabilité pénale. C’est une erreur fondamentale. En droit français, la responsabilité pénale peut être engagée de deux manières distinctes, et souvent simultanément.
A. La responsabilité pénale de la personne morale
Depuis la réforme du Code pénal de 1994 (Art. 121-2), les sociétés elles-mêmes peuvent être condamnées pénalement. Si une infraction est commise pour le compte de l’entreprise par l’un de ses organes ou représentants, la personne morale encourt des sanctions spécifiques, généralement bien plus sévères que celles applicables aux personnes physiques :
- Amendes multipliées par 5 par rapport aux plafonds applicables aux personnes physiques soit jusqu’à 1,875 million d’euros pour certains délits.
- Dissolution de la société lorsque celle-ci a été créée ou détournée pour commettre les faits.
- Interdiction d’exercer certaines activités professionnelles ou commerciales.
- Placement sous surveillance judiciaire pour une durée pouvant aller jusqu’à 5 ans.
B. La responsabilité personnelle du dirigeant
Le dirigeant Président de SAS, Gérant de SARL, Directeur Général est responsable pénalement des infractions commises dans le cadre de sa gestion, même s’il n’a pas personnellement participé à l’acte matériel. Le seul manquement à son obligation de surveillance suffit à engager sa responsabilité. C’est le principe dit de la responsabilité par abstention : ne pas agir alors que l’on avait l’obligation et la possibilité de le faire constitue une faute pénalement sanctionnable.
Cette réalité rend indispensable la mise en place de mécanismes de délégation de pouvoirs et de procédures internes de contrôle — deux outils au cœur de l’expertise de LBJ Associée.
2- Les infractions phares du droit pénal des affaires
Pour anticiper un risque, il faut d’abord le nommer précisément. Voici les infractions les plus fréquemment rencontrées dans les dossiers traités par LBJ Associée, leur fondement légal et les sanctions encourues.
Abus de Biens Sociaux (ABS)
Usage des biens ou du crédit de la société à des fins personnelles, contraire à l’intérêt social.
Abus de Confiance
Détournement de fonds ou de biens remis pour un usage précis, au préjudice de la victime.
Fraude Fiscale
Soustraction frauduleuse à l’établissement ou au paiement de l’impôt par dissimulation.
Blanchiment
Faciliter la justification mensongère de l’origine de fonds issus d’un crime ou d’un délit.
Corruption Active & Passive
Proposer ou solliciter un avantage indu pour obtenir un marché ou une décision favorable.
Présentation de Comptes Infidèles
Publier des comptes annuels ne donnant pas une image fidèle de la situation financière.
A. L’Abus de Biens Sociaux (ABS) : l’infraction la plus redoutable
L’ABS est sans conteste la reine des infractions en droit des sociétés françaises. Codifiée à l’article L242-6 du Code de commerce pour les SARL, et à l’article L244-1 pour les SAS, elle consiste pour un dirigeant à utiliser les biens, le crédit, les pouvoirs ou les voix de la société, de mauvaise foi, à des fins personnelles ou pour favoriser une autre société dans laquelle il a un intérêt direct ou indirect.
- Faire payer des vacances personnelles, des restaurants privés ou des travaux dans sa résidence personnelle par la société.
- Utiliser le véhicule de société à des fins exclusivement personnelles sans avantage en nature déclaré.
- Verser des salaires fictifs à des proches sans contrepartie réelle de travail.
- Conclure des contrats avec des sociétés tierces contrôlées personnellement, à des conditions défavorables pour la société.
- Effectuer des virements de la trésorerie de la société vers son compte personnel sans justification.
La prescription de l’ABS est particulièrement sévère : le délai court non pas à compter de la commission des faits, mais à compter de leur découverte, ce qui permet aux parquets de poursuivre des faits remontant à de nombreuses années. LBJ Associée sensibilise ses clients à cette réalité dès la phase de création de l’entreprise.
B. Le blanchiment et la fraude fiscale : des infractions aux dimensions internationales
Le blanchiment de capitaux (Art. 324-1 du Code pénal) consiste à faciliter la justification mensongère de l’origine de fonds issus d’une activité criminelle ou délictuelle, ou à apporter son concours à une opération de placement, de dissimulation ou de conversion de tels produits. L’infraction de blanchiment est autonome : même si le crime ou délit sous-jacent est commis à l’étranger, la société française qui reçoit et intègre les fonds est pénalement exposée.
L’attribution du SIRET est automatique lors de l’immatriculation, mais elle est conditionnée par la qualité et la complétude de votre dossier initial. Un dossier incomplet ou comportant une erreur peut retarder l’attribution de plusieurs semaines — compromettant vos premières opérations commerciales et votre capacité à facturer légalement.
3-La corruption et la Loi Sapin II : une conformité incontournable
3- L’obtention du SIRET : un parcours balisé par l’INSEE
Les obligations de compliance anti-corruption
Les entreprises de plus de 500 salariés réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 100 millions d’euros sont soumises à des obligations strictes. Mais au-delà des seuils légaux, adopter ces mécanismes représente une preuve de bonne foi décisive en cas d’enquête — même pour les PME marseillaises non formellement assujetties.
| Dispositif | Contenu | Utilité en cas d’enquête |
|---|---|---|
| Code de conduite | Définit précisément les comportements prohibés : cadeaux d’affaires, conflits d’intérêts, paiements de facilitation. | Démontre la politique d’entreprise claire et volontariste. |
| Dispositif d’alerte interne | Canal sécurisé permettant aux salariés de signaler des faits suspects en toute confidentialité. | Prouve la culture de conformité et peut orienter les enquêteurs vers des tiers. |
| Cartographie des risques | Identification et hiérarchisation des situations exposant l’entreprise à des actes de corruption. | Atteste d’une évaluation sérieuse et d’une prévention active. |
| Formation des collaborateurs | Sensibilisation des équipes exposées (commerciaux, acheteurs, direction). | Exonère partiellement la responsabilité de la société en cas d’acte isolé. |
| Procédures de contrôle comptable | Vérification des flux financiers et des dépenses sensibles. | Constitue un rempart factuel contre les accusations de complaisance. |
4- Le droit pénal du travail : un risque quotidien sous-estimé
Le droit pénal du travail est probablement le champ d’infraction le plus courant et le plus insidieux pour un dirigeant de PME ou TPE. Contrairement à l’ABS ou à la corruption, les infractions en matière de droit du travail peuvent surgir d’une simple négligence administrative, d’un oubli de procédure ou d’un sous-effectif RH.
A. Le travail dissimulé : solidarité et responsabilité du donneur d’ordre
Le travail dissimulé — communément appelé « travail au noir » — est sanctionné par l’article L8221-1 du Code du travail. Il couvre deux réalités distinctes : la dissimulation d’activité (exercer sans être immatriculé) et la dissimulation d’emploi (ne pas déclarer un salarié ou masquer des heures supplémentaires).
Ce que beaucoup ignorent : en tant que donneur d’ordre, vous êtes solidairement responsable des infractions de travail dissimulé commises par vos sous-traitants, dès lors que vous ne pouvez pas prouver avoir accompli les vérifications d’usage. L’URSSAF détaille précisément les obligations de vigilance du donneur d’ordre : demande d’attestation de régularité sociale tous les 6 mois, vérification du SIRET actif, contrôle du registre du personnel.
B. Le délit d’entrave : une erreur de procédure aux conséquences pénales
Le délit d’entrave consiste à s’opposer, par quelque moyen que ce soit, à l’exercice régulier des fonctions des représentants du personnel — délégués syndicaux, membres du Comité Social et Économique (CSE). Une simple convocation irrégulière, un défaut d’information ou un refus de négocier de bonne foi peut être qualifié de délit d’entrave. La sanction peut aller jusqu’à 1 an d’emprisonnement et 7 500 € d’amende.
C. L’homicide et les blessures involontaires : la sécurité au travail comme enjeu pénal
En cas d'accident du travail grave ou mortel, la responsabilité pénale du dirigeant est quasi-systématiquement recherchée par le Parquet, sur le fondement de la violation d'une obligation particulière de prudence ou de sécurité. Les dispositions applicables (Art. 221-6 et 222-19 du Code pénal) permettent de condamner le dirigeant à plusieurs années d'emprisonnement ferme, même en l'absence de faute intentionnelle.
LBJ Associée accompagne les dirigeants dans la mise en conformité de leurs documents uniques d'évaluation des risques professionnels (DUERP), la désignation de responsables sécurité et la rédaction de délégations de pouvoirs en matière d'hygiène et sécurité.
5- Comment prévenir le risque pénal : la stratégie LBJ Associée
A. La délégation de pouvoirs : l’outil juridique n°1
La délégation de pouvoirs est le mécanisme préventif le plus puissant du droit pénal des affaires. Elle permet au dirigeant de transférer à un subordonné — doté de la compétence, de l’autorité et des moyens nécessaires — la responsabilité de veiller au respect d’une réglementation spécifique (sécurité, environnement, hygiène alimentaire, droit du travail).
L’effet pénal est fondamental : en cas d’infraction dans le domaine délégué, la responsabilité pénale peut être transférée du dirigeant vers le délégataire, à condition que la délégation soit réelle, précise, acceptée expressément par le délégataire et que celui-ci ait effectivement les moyens d’exercer sa mission.
B. L’audit de conformité (Compliance Audit)
Léa Boutouba réalise un audit de conformité pénale complet de votre entreprise : analyse de vos flux financiers et de trésorerie, revue de vos conventions réglementées, examen de vos processus RH et de vos relations avec les sous-traitants. Cet audit produit une cartographie précise des « zones rouges » — les pratiques actuelles susceptibles d’être qualifiées d’infraction pénale — et un plan d’action priorisé pour les corriger.
L’audit de compliance est également indispensable avant une levée de fonds, une cession d’entreprise ou l’entrée d’un investisseur institutionnel, qui exigent systématiquement une due diligence juridique et pénale.
6-La défense en cas de poursuites pénales
Malgré toutes les précautions, des poursuites pénales peuvent être engagées. Dans ce cas, chaque heure compte et chaque mot a des conséquences irréversibles. La procédure pénale en matière d’affaires suit un déroulé précis que LBJ Associée maîtrise de bout en bout.
A. La garde à vue : le premier moment critique
La garde à vue constitue le premier acte de la procédure pénale pour le mis en cause. Dès la première heure, vous avez le droit d’être assisté par un juriste ou un avocat. Ce moment est fondamental : tout ce qui est dit — ou tu — en garde à vue peut déterminer l’orientation de l’enquête et la qualification retenue par le Parquet.
LBJ Associée intervient dès la garde à vue pour garantir la régularité de la procédure, conseiller sur la stratégie de déclaration et préparer la réponse aux questions des enquêteurs en cohérence avec les éléments de preuve disponibles.
B. La stratégie de défense : contester l’élément intentionnel
La plupart des infractions du droit pénal des affaires sont des délits intentionnels : pour être condamné, le prévenu doit avoir agi en sachant que son acte était contraire à la loi ou à l’intérêt social. Démontrer l’absence d’intention frauduleuse — une erreur de bonne foi, un défaut d’information, une délégation de pouvoirs régulière — est souvent la stratégie de défense la plus efficace.
C. La protection du patrimoine personnel
Les procédures pénales en matière d’affaires s’accompagnent souvent de mesures conservatoires sur le patrimoine du dirigeant : saisies de comptes, gels d’actifs, inscriptions d’hypothèques judiciaires. LBJ Associée anticipe ces risques dès la phase préventive, en structurant la séparation entre patrimoine personnel et professionnel de façon à limiter l’exposition en cas de poursuites.
7-Pourquoi confier votre sécurité pénale à LBJ Associée ?
Le droit pénal des affaires exige une double compétence rare : maîtriser le droit des sociétés pour comprendre les flux financiers, les conventions, la gouvernance et les rapports entre associés ; et maîtriser le droit pénal des affaires pour comprendre la procédure, les qualifications, les stratégies de défense et les voies de négociation avec le Parquet.
Cette dualité est précisément le positionnement de Léa Boutouba et de LBJ Associée. Juriste associée spécialisée simultanément en ingénierie des sociétés et en droit pénal des affaires, elle constitue un profil rare sur le marché juridique marseillais capable d’appréhender un dossier dans sa totalité, sans silos entre le conseil et la défense.
- Ingénierie de défense : LBJ Associée ne subit pas la procédure pénale elle la cadre, l’oriente et la devance à chaque étape.
- Discrétion absolue : à Marseille, la réputation d’un dirigeant est son actif le plus précieux. Chaque dossier est traité avec la confidentialité qu’il exige.
- Vision 360° : la défense pénale est systématiquement liée au suivi juridique annuel de l’entreprise, pour une protection globale et cohérente sur le long terme.
- Présence physique à Marseille : disponibilité immédiate en cas d’urgence procédurale garde à vue, perquisition, convocation du Parquet.
FAQ — Droit pénal des affaires
Puis-je être condamné pénalement pour une simple erreur comptable ?
Oui, sous certaines conditions. La présentation de comptes annuels infidèles est un délit pénal prévu à l’article L242-6 du Code de commerce. Il faut cependant démontrer l’élément intentionnel : si l’erreur comptable résulte d’une négligence de bonne foi sans intention de dissimulation, la qualification pénale est plus difficile à établir. LBJ Associée analyse précisément la nature de l’erreur et construit la stratégie de défense adaptée.
La société peut-elle payer mon amende pénale personnelle ?
Non, et c’est un point critique. Le paiement par la société d’une amende pénale prononcée à titre personnel contre le dirigeant constitue lui-même un nouvel Abus de Biens Sociaux. L’amende pénale est par nature personnelle et non transférable. En revanche, certains frais de défense juridique peuvent, dans des conditions précises, être pris en charge par la société — LBJ Associée vous conseille sur les frontières légales à ne pas franchir.
Qu’est-ce qu’une perquisition en entreprise et quels sont mes droits ?
Une perquisition est une mesure d’enquête permettant aux officiers de police judiciaire, autorisés par le juge d’instruction ou le Parquet, de pénétrer dans vos locaux pour saisir des documents, ordinateurs, téléphones ou supports de données. En tant que dirigeant, vous avez le droit d’être assisté immédiatement par un juriste ou un avocat pour vérifier la régularité de la procédure (mandat en bonne et due forme, périmètre de la saisie, procès-verbal de saisie). Contactez LBJ Associée dès le début de la perquisition — chaque minute compte.
Le droit pénal des affaires concerne-t-il les auto-entrepreneurs et les indépendants ?
Absolument. L’abus de confiance, la fraude fiscale, le travail dissimulé ou le blanchiment s’appliquent à toute personne physique, quel que soit son statut juridique. La forme d’entreprise individuelle ou le régime micro-entrepreneur n’offre aucune protection pénale particulière. En revanche, certaines infractions spécifiques aux sociétés — comme l’ABS — sont par définition réservées aux personnes morales et à leurs dirigeants.
Qu’est-ce que la CJIP et dans quels cas peut-elle s’appliquer ?
La Convention Judiciaire d’Intérêt Public (CJIP), introduite par la Loi Sapin II et étendue depuis, permet au Procureur de la République de proposer à une personne morale mise en cause de conclure un accord impliquant le versement d’une amende d’intérêt public et la mise en place d’un programme de conformité, sans procès et sans reconnaissance de culpabilité. Elle est particulièrement adaptée aux affaires de corruption, de fraude fiscale ou de blanchiment impliquant des personnes morales. Son intérêt stratégique est majeur : elle préserve la réputation de l’entreprise, évite la publicité d’un procès et permet de poursuivre l’activité sans discontinuité. LBJ Associée conduit ces négociations avec le Parquet avec la discrétion et l’expertise qu’elles exigent.
Combien de temps dure une enquête pénale en matière d’affaires ?
Les enquêtes pénales en matière d’affaires sont notoirement longues. Une enquête préliminaire peut durer de plusieurs mois à plusieurs années. Si une information judiciaire est ouverte (avec un juge d’instruction), la phase d’instruction peut s’étendre sur 3 à 7 ans pour des dossiers complexes. C’est précisément pour cette raison qu’une structure préventive solide — délégations de pouvoirs, audit de conformité, documentation rigoureuse — est infiniment plus efficace et moins coûteuse qu’une défense en urgence.
Conclusion : le risque pénal se prévient, il ne se subit pas
Le droit pénal des affaires n’est pas réservé aux grandes multinationales ou aux dirigeants peu scrupuleux. Il touche chaque jour des entrepreneurs de bonne foi qui n’avaient simplement pas mis en place les bonnes protections au bon moment. Un flux financier mal documenté, une procédure RH bâclée, un sous-traitant non vérifié, une délégation de pouvoirs absente : ce sont ces détails qui font la différence entre la sérénité et la mise en examen.
LBJ Associée Léa Boutouba met à votre service une expertise duale et rare : celle d’une juriste qui maîtrise simultanément les rouages de l’ingénierie des sociétés et les subtilités de la procédure pénale. Une alliance de compétences qui vous permet d’entreprendre à Marseille avec la sérénité de savoir que votre exposition est maîtrisée, mesurée et protégée.
Ne laissez pas le risque pénal s’accumuler en silence. Demandez votre consultation gratuite avec Léa Boutouba et faites de la conformité votre premier avantage compétitif.